Tuesday, January 26, 2010

L'AVATAR DE CAMERON N'EST PAS CELUI QU'ON CROIT



Je viens tout juste de voir AVATAR (version 3- D). Impressionnant visuellement, mais pour ce qui est du scénario, disons que si un avatar est la reproduction de ce qui existe déjà sous une autre forme, alors le film de Cameron en est lui-même tout un !

Je n'apprendrai rien à personne en disant que le scénario rappelle beaucoup DANCES WITH WOLVES (tellement de critiques l'ont déjà dit, et avec raison), mais le hic, c'est qu'il rappelle aussi des moments clés de films comme PLANET OF THE APES (scène ou Scully est capturé par un groupe de Na'vis à chevaux), STARSHIP TROOPERS (bassin d'eau où flotte l'avatar de Na'vi rappelant celui dans lequel on « réparait» Caspar Van Dien), mais surtout un épisode complet de la série culte THE OUTER LIMITS/AU-DELA DU REEL (l'épisode THE CHAMELEON - 1964) dont Cameron doit être un fan, puisque son film TERMINATOR s'inspirait lui aussi de deux épisodes de la célèbre série (SOLDIER et DEMON WITH A GLASS HAND), dont j'ai déjà parlé ici.

Ce qui est bien avec l'internet, c'est que grâce à Youtube, il est possible de vous montrer où il a piqué ses idées :(Mise à jour novembre 2010 : je viens de me rendre compte que MGM, qui détient les droits de la série OUTER LIMITS, en a retiré tous les extraits qui se trouvaient sur youtube !! Merde, tout mon article reposait la-dessus ... Mais rien ne vous empêche de louer l'épisode THE CHAMELEON pour constater ou Cameron a trouvé son inspiration pour AVATAR)

Dans THE CHAMELEON, Robert Duvall joue le rôle d'un agent américain qui doit infiltrer un groupe d'extra-terrestres. Pour ce faire, on le transforme en extra-terrestre (Tiens donc ! ;)

Details du processus de transformation a 2:10, puis transformation a partir de 7:00 :



Tout comme dans le film de Cameron, les extra-terrestres du CHAMELEON savent très bien que Duvall est un avatar et en viennent à sympathiser avec lui (a partir de 7:14) : "It's a good impersonation Earthman, but we know who you are, the way one of your dogs can tell a cat ..."



Dans AVATAR, le commandant sent que Scully est en train de changer de camp et il le sort de son sommeil pour lui rappeler quelle est sa véritable mission; dans THE CHAMELEON, l'agent du gouvernement constate la même chose et envoie un signal sonore à Duvall pour lui rappeler qu'il a une mission à accomplir (a 6:10):



Finalement, tout comme Jake Scully dans AVATAR, Duvall choisit de se rallier aux extra-terrestres et part avec eux (a partir de 1:00):



Sacré Cameron ! Il croit peut-être que personne ne se souvient d'une vieille série des années 60s ! L'ecrivain Harlan Ellison, lui, s'en est souvenu assez pour poursuivre Cameron (et gagner sa cause) afin d'obtenir la reconnaissance de la paternité des idées que Cameron avait piquées dans les deux épisodes de OUTER LIMITS qu'Ellison avait écrits (SOLDIER et DEMON WTH A GLASS HAND).

Dans l'épisode SOLDIER, deux soldats du futur sont transportés dans le passé (donc notre présent, dans ce cas-ci 1964). À 4:18, le soldat apparaît soudainement en pleine ville, comme Schwarznegger dans TERMINATOR :



Il fallait trouver une motivation pour le combat entre Kyle Reese (Michael Biehn) et le Terminator. Cameron la prendra dans l'épisode DEMON WITH A GLASS HAND. Elle sera la même que le personnage de Trent (Robert Culp), qui détient entre ses mains la survie de la race humaine et doit la protéger coûte que coûte. (Seule différence, dans GLASS HAND, Trent est un androide qui protège la race humaine, alors que dans TERMINATOR, l'androide (Arnold) veut l'exterminer (en tuant Sarah Connors).

Explications donnees par "LA MAIN DE VERRE" a 3:48 (Je vois que l'extrait n'y est plus, mais il y en a un autre ici Voir a 4:00)
:


* Il se peut que l'édifice du dernier extrait vous dise quelque chose : c'est le fameux Bradbury Building de Los Angeles, ou a été filmée, entre autres, la finale de BLADE RUNNER !

Thursday, January 21, 2010

LE CULTE DE JERRY LEWIS




“ Your films were just about a guy going nuts for two hours !”
David Letterman (en entrevue avec Jerry Lewis
)


Les Français et les Américains sont célèbres pour leurs désaccords à propos de deux sujets importants : la pertinence de l’intervention armée en Irak … et le génie de Jerry Lewis !

On peut en effet se demander ce qui a amené les français à remettre la Légion d’honneur à Jerry Lewis EN 2006 (!!), quarante ans après qu’il ait réalisé ses films les plus mémorables (THE BELLBOY (1960), THE LADIES MAN (1961), THE ERRAND BOY (1961), THE NUTTY PROFESSOR (1963), THE PATSY (1964), THE FAMILY JEWELS (1965) et THE BIG MOUTH (1967) et à une époque où il n’était plus considéré aux États-Unis que comme un « has been » relégué à l’animation de téléthons.

Il faut toutefois admettre que les français avaient déjà salué le talent de Lewis bien avant 2006. Dans les années 60, les critiques des CAHIERS DU CINÉMA admiraient le fait que, à l’instar de cinéastes comme Hitchcock ou Welles, Lewis avait le contrôle total de tous les aspects de ses films (production, réalisation, scénario, interprétation), ce qui selon eux faisait de Lewis un véritable auteur (terme très prisé par LES CAHIERS à l’époque). D’accord avec eux sur ce point, mais peut-on vraiment parler de génie comique ??

Je dirais plutôt que Lewis a fait le lien entre l’époque révolue des comiques du muet (Chaplin, Keaton, Laurel et Hardy, qui ont bien sûr influencé Lewis, Lewis ayant admis recemment (sur un des bonus du DVD du NUTTY PROFESSOR) qu'il faisait lire certains de ses scenarios par nul autre que Stan Laurel !), et celle des comiques d’aujourd’hui, presque tous venus au monde grâce à leur association à l’émission SATURDAY NIGHT LIVE (qui a débuté en 1975, rappelons-le) : Chevy Chase (dont les mimiques et les films (la série des NATIONAL LAMPOON) rappellent beaucoup Lewis), Belushi, Myers, etc. et Eddie Murphy, qui ira même jusqu’à faire un re-make (passablement vulgaire !) du NUTTY PROFESSOR en 1996). Les gens qui n’étaient pas de ce monde avant l’arrivée en ondes de SATURDAY NIGHT LIVE ne le savent probablement pas, mais avant cette émission phare qui allait lancer la carrière de nombreux comédiens au cinéma, les seuls films comiques présentés à la télé (je parle de l’époque préhistorique où les magnétoscopes VHS n’existaient pas encore !) étaient ceux de Walt Disney ou de Jerry Lewis ! (La seule autre option à cette époque étant les films de Louis De Funès ou des Charlots ! Triste époque …)

Bref, pendant des années, Jerry Lewis a régné comme seul et unique “clown du cinéma” (le seul lui étant comparable étant Woody Allen qui, à ses débuts, écrivait et réalisait des comédies délirantes (TAKE THE MONEY AND RUN et BANANAS) bourrées de gags visuels rappelant Lewis. L'héritier de Lewis aujourd'hui serait bien sûr Jim Carrey (qui, à ses débuts (en 1983) dans une javascript:void(0);obscure série appelée BUFFALO BILL, interprétait un imitateur de Jerry Lewis !). Bien que certains des films de Lewis aient plutôt mal vieilli et souffrent souvent de scénarios décousus ou de longueurs (ex : THE BIG MOUTH), on retrouve dans chacun d’eux une ou deux séquences d’anthologie pouvant encore faire rire ou susciter l’admiration. En voici quelques-unes :

Le générique très jazzé et complètement démentiel de THE BIG MOUTH (JERRY LA GRANDE GUEULE). L’utilisation de la musique est ici poussée jusqu’à l’absurde : à la fin du générique (1:49), on croit que la musique va nécessairement s'arreter, mais elle continue de plus belle ! À 2:19, on se dit que ca y est, mais non : ça continue toujours ! Meme chose a 2:47 ! ;-)) Du jamais vu !




Avant de devenir lui-même réalisateur, Lewis avait joué dans des films réalisés par un certain Frank Tashlin qui avait fait carrière dans le monde des dessins animés pour la Warner Bros. Cette influence se fera sentir tout le long de la carrière de Lewis, entre autres dans des gags visuels ou Lewis prend soudainement des caracteristiques physiques très "cartoonesques" :

The Nutty professor (1963) :



The Big Mouth (1967) :



Deux séquences d’anthologie du chef-d’œuvre de Lewis (THE NUTTY PROFESSOR): La séquence de transformation (plutot troublante pour une comedie et accompagnee d'une excellente trame sonore). Puis, à 3:27 : Utilisation remarquable de la caméra subjective durant un plan séquence particulièrement audacieux pour l’époque :




Délire surréaliste dans THE BIG MOUTH : A chaque fois qu’ils aperçoivent Jerry (sosie d’un criminel qu’ils croyaient avoir assassiné), les truands tombent en état de choc !

Le premier (dans l'extrait du bateau, plus haut), puis le deuxieme ici :

(Buddy Lester) :




Et le troisième (Charlie Callas, doublé ici par le comédien français Michel Roux) :




Ma séquence favorite (Lewis et Buddy Lester dans THE LADIES MAN) : On se demande combien de fois ils ont dû reprendre la scène avant de pouffer de rire : (The Nutty Professor)



The Bellboy :

Saturday, December 26, 2009

LA POMME, LA QUEUE ET LES PEPINS (1974) ou "l'exploitation d'érotisme"

Les années 70s nous ont donné un grand nombre de comédies psychotroniques mal foutues caractérisées par « l’exploitation d’érotisme” (comme on pouvait le lire dans le TV Hebdo) et l’humour grivois. Mais le Québec n’est pas en reste ! Un homme ici a réussi, à lui seul, à donner au cinéma québécois ses œuvres “comiques” les plus vulgaires, les plus aberrantes de mauvais goût, et cet homme s’appelle Claude Fournier.

Dans un Québec en pleine révolution tranquille, Fournier a eu l'idée d’exploiter le filon en offrant au bon peuple ce que la religion catholique lui interdisait depuis trop longtemps. C’est probablement la seule raison qui explique l’étonnante popularité de ces navets aux scénarios débiles (et techniquement horribles) que sont LES DEUX FEMMES EN OR (1970), LES CHATS BOTTÉS (1971) et LA POMME, LA QUEUE ET LES PÉPINS (1974). Tous sont devenus des films cultes depuis (les deux derniers étant particulièrement difficiles à dénicher même dans les clubs vidéos les plus spécialisés).

Au fil des années, de nouvelles générations de jeunes cinéphiles québécois se sont approprié des extraits de ces petits chefs-d’œuvre pour les faire connaître à un nouveau public. Au début des années 90s, alors que le phénomène du Scratch-Vidéo (montage d’extraits de films et d’émissions de TV, voir ici) prenait de l’ampleur à Montréal, des soirées Scratch-Vidéo organisées dans des bars de Montréal par le collectif de Scratch-vidéastes NOS AMIS LA TV (qui comprenait Patrick Masbourian, André Lavoie (maintenant réalisateur de l’émission INFOMAN), Jean-François Boucher, François Chicoine et Dany Lavoie) ont permis la présentation publique de scratch-vidéos comportant de nombreux extraits du film culte LA POMME, LA QUEUE ET LES PÉPINS. Encore aujourd’hui, alors que le phénomène Scratch-Vidéo a été remplacé par les soirées TOTAL CRAP au Club Soda (organisées par Simon Lacroix et Pascal Pilote, voir ici), les montages qui y sont présentés rendent souvent hommage à ce classique du cinéma psychotronique québécois (un peu comme on le fait avec la version québécoise du film culte SLAP SHOT/LANCER FRAPPÉ). Plus récemment, dans le cadre de l’émission ICI LOUIS-JOSÉ HOUDE, Louis-José Houde a rendu hommage au film LA POMME, LA QUEUE ET LES PÉPINS en en diffusant des extraits juteux devant un public médusé.

Aux malheureux qui ne connaissent toujours pas ce monument de notre cinématographie nationale dans lequel on retrouve des comediens aussi connus que Janine Sutto, Gaetan Labreche, Rene Caron, Paul Buissonneau, etc., j’offre les extraits suivants :


Ti-Bé (Roméo Pérusse) et Adrienne (Janine Sutto) discutent du problème de Martial :



Compte tenu de la mauvaise qualite sonore du film (et pour le benefice de nos amis francais qui auraient de la difficulte avec l'accent quebecois), je retranscris ici les phrases cultes des differents extraits :


- Maudites bines qui veulent pas descendre ! C’est drôle, les nouvelles bines sont paquetées la tête en bas. Tu pètes pas, tu rotes avec ça. ... Y’est gras c’ui-là !

- Les bines, les cretons, la tête en fromage, c'est encore sauvage. Avec quoi tu penses qu’on fait peur aux anglais depuis 300 ans ??


*****************

Maurice (Réal Béland) en a long à dire sur le télé québécoise. Il en parle avec sa femme (Thérèse Morange) :




*************

Réal Béland et Roméo Pérusse se défoulent en jouant au billard. La serveuse en tenue légère n’est nulle autre que Francine Grimaldi !!


Tuesday, December 15, 2009

LE CULTE DU DIRECTEUR PHOTO EN GENERAL, ET DE CONRAD HALL EN PARTICULIER




Il fut un temps où, à l'exception des gens oeuvrant dans l'industrie du cinéma et des cinéphiles les plus avertis, peu de gens portaient attention aux noms de techniciens (directeurs photo, monteurs, etc.) défilant au générique d'ouverture des films. Mais depuis la révolution DVD, l'ajout de suppléments de toutes sortes (entrevues avec les techniciens, commentaires du réalisateur et autres "making of ") a permis à bon nombre d'artisans de l'industrie de sortir de l'ombre et de voir leur contribution enfin reconnue à leur juste valeur (et autrement que par une hypothétique nomination aux oscars).

Certains techniciens et artisans ont même ainsi atteint le statut de super star dans leur domaine respectif (Tom Savini pour les effets spéciaux gore des films de zombie à la DAWN OF THE DEAD, la monteuse Thelma Schoonmaker pour son association avec Martin Scorsese, etc). Depuis une vingtaine d'années, les directeurs photos ont bénéficié de cet engouement, jusqu'à voir un magazine américain leur être entièrement consacré (l'excellent (mais très technique) AMERICAN CINEMATOGRAPHER). Au fil des années, on y a tracé le portrait des "maîtres de la lumière" que sont Gordon Willis (directeur photo du PARRAIN et fidèle collaborateur de Woody Allen), Vittorio Storaro (APOCALYPSE NOW), Roger Deakins (FARGO, NO COUNTRY FOR OLD MEN), etc. En 1992, un excellent documentaire (VISIONS OF LIGHT) leur a même été consacré.

Pas surprenant, donc, de constater que certains directeurs photos font l'objet d'un véritable culte auprès des cinéphiles. C'est le cas du légendaire Conrad L. Hall, qui s'est particulièrement illustré par son perfectionnisme et son audace, repoussant constamment les conventions afin de révolutionner la façon de raconter une histoire et de mettre en image la vision du réalisateur.

CONRAD HALL (1926 - 2003)

"Sometimes I would dare Conrad Hall to try something unconventional. He would ALWAYS do it !" (Parfois je mettais Conrad Hall au défi d'essayer quelque chose de non conventionnel. Il le faisait TOUJOURS !) Gerd Oswald (Realisateur - The Outer Limits)

Fils de James Horman Hall (ex-pilote durant la Première Guerre mondiale qui allait ensuite écrire le classique roman MUTINY ON THE BOUNTY adapté au cinéma en 1962 et sur lequel son fils Conrad travailla comme caméraman), Conrad Hall connut une enfance idyllique à Tahiti, où s'étaient installés ses parents. Des années plus tard, il fréquenta l'University of South California, d'abord en journalisme, puis en cinéma. Diplôme en main mais sans emploi, il fonda avec deux autres diplômés une petite compagnie de production et, pour leur premier film, ils choisirent de laisser au hasard le soin de décider qui serait réalisateur, producteur et caméraman en écrivant ces mots sur trois papiers qu'ils déposèrent dans un chapeau. Hall tira du chapeau le papier sur lequel était écrit "caméraman », et, comme on dit en anglais ... the rest is history !

Au cours d'une carrière échelonnée sur plus de 40 ans (dont dix années sabbatiques (1977 à 1987) durant lesquelles Hall fit fortune en tournant des commerciaux avec son collègue Haskell Wexler), le génie de Hall fut récompensé par trois oscars (BUTCH CASSIDY AND THE SUNDANCE KID (1969), AMERICAN BEAUTY (2000)et un oscar posthume pour ROAD TO PERDITION (2003) et sept nominations (IN COLD BLOOD, THE PROFESSIONALS, SEARCHING FOR BOBBY FISHER, MARATHON MAN, DAY OF THE LOCUST, MORITURI, TEQUILA SUNRISE). Durant sa carrière, Hall se distingua par son audace et son enthousiasme contagieux, se montrant toujours prêt à expérimenter des techniques rarement utilisées auparavant (scènes entièrement tournées au téléobjectif dans ELECTRA GLIDE IN BLUE (1973), utilisation de la lumière ambiante et sous exposition dans les scènes de bar du sous-estimé FAT CITY (1972) de John Houston, scène entièrement visuelle de l'assassinat de Paul Newman tournée le soir et sous la pluie battante dans ROAD TO PERDITION) (2003), en cherchant à chaque fois "l'accident magique », i.e. l'élément visuel additionnel (et parfois accidentel, puisque Hall aimait bien improviser avec ce qui se présentait devant lui) qui augmentera l'impact d'une scène, comme le plan célèbre des "larmes" reflétées sur le visage de Robert Blake dans IN COLD BLOOD (voir extrait ci-dessous).

Les "larmes" de Robert Blake dans IN COLD BLOOD (1967) - (a partir de 1:12) :



Dans le documentaire VISIONS OF LIGHT (1993), Conrad Hall raconte la conception de cette image inoubliable (a partir de 3:10)



Pour le film FAT CITY (1972), Conrad Hall, qui désirait donner au film un look hyper réaliste, choisit d'utiliser le plus souvent possible la lumière ambiante et filma à leur insu des non acteurs (dans la séquence d'ouverture ci-dessous), histoire de capturer des images bien réelles "... of life going down the drain" (la grande misère), ce qui est le thème du film



Dans l'épisode THE FORMS OF THINGS UNKNOWN de la série THE OUTER LIMITS, le réalisateur allemand Gerd Oswald et Conrad Hall nous en mettent plein la vue en matière de délire visuel expressionniste (dont un plan très "Bergmanien" à 1:51):



FILMOGRAPHIE SELECTIVE DE CONRAD HALL :

- Episodes de la serie THE OUTER LIMITS (AU-DELA DU REEL) (1964)
- MORITURI (1965)
- INCUBUS (1966)
- COOL HAND LUKE (1967)
- HELL IN THE PACIFIC (1968)
- TELL THEM WILLIE BOY IS HERE (1969)
- BUTCH CASSIDY AND THE SUNDANCE KID (1969)
- FAT CITY (1972)
- ELECTRA GLIDE IN BLUE (1973)
- THE DAY OF THE LOCUST (1975)
- MARATHON MAN (1976)
- BLACK WIDOW (1987)
- TEQUILA SUNRISE (1988)
- CLASS ACTION (1991)
- JENNIFER EIGHT (1992)
- IN SEARCH OF BOBBY FISHER (1993)
- LOVE AFFAIR (1994)
- A CIVIL ACTION (1998)
- AMERICAN BEAUTY (1999)
- ROAD TO PERDITION (2003)

Monday, November 16, 2009

COME AND SEE (1985)



Il y a les films de guerre d'Hollywood, et puis il y a ce chef-d'oeuvre inoubliable qu'est COME AND SEE, réalisé par le cinéaste russe Elem Klimov.

Projet longtemps retardé (censure soviétique oblige), puis enfin réalisé en pleine periode de GLASTNOST, COME AND SEE est un film coup de poing que tout cinéphile se doit de voir une fois dans sa vie. Le film relate les horreurs commises par les nazis en biélorussie vers la fin de la Deuxième Guerre mondiale. Tout le récit est axé sur les expériences vécues par Fliora (performance stupéfiante d'Aleksei Kravchenko), jeune résistant russe d'à peine 16 ans qui sera complètement anéanti par ce dont il sera témoin ...

En entrevue sur le matériel bonus de l'excellent DVD de Kino Video, Klimov raconte qu'il tenait à faire un film qui serait à la fois hyper-realiste et teinté de touches poétiques. Projet audacieux, casse-gueule même, mais parfaitement réussi. Les nombreux (et parfois époustouflants !) plans séquences tournés en steadycam donnent effectivement au film un cachet de "cinéma vérité" rendant certaines séquences quasi-insupportables (voir la séquence de la grange en feu, ci-dessous). Heureusement, entre les passages horrifiants, Klimov prend le temps de poser sa caméra sur les visages innocents de Fliora et de son amie Glasha, sur une cigogne qui déambule de facon incongrue en pleine forêt, sur une vache victime de balles perdues, etc.

Un film à voir absolument (bien qu'il soit difficile à trouver.) Voir chez KINO VIDEO)

Gros plans de Glasha et Fliora (vers 7:30) dans des compositions rappelant beaucoup Kubrick :



et, toujours dans l'extrait ci-dessus, superbe utilisation de la bande sonore pour illustrer le choc du bombardement (vers 12:53).

Plan séquence d'une redoutable efficacité dans l'extrait ci-dessous ! Regardez bien les images à partir de 5:25 : Glasha court, regarde derrière elle et, en quelques secondes, réalise ce qui s'est produit ... L'horreur suggérée à la dérobée ... prouvant une fois de plus que, bien souvent au cinema, LESS IS MORE ...




Suit le plan surréaliste (à 6:30, ci-dessus) où Fliora et Glasha pataugent dans les marécages pendant ce qui semble être une éternité ... tandis que la bande sonore explose en une déroutante cacophonie.


Séquence de la grange (âmes sensibles s'abstenir) :



Saturday, November 7, 2009

LISTE DES FILMS CULTES




La liste des films cultes faisant partie des volumes 1, 2 et 3 des livres CULT MOVIES de DANNY PEARY se trouve ici.

CULT MOVIES 1 (1981)

Aguirre, the Wrath of God (1972)
All About Eve (1950)
Andy Warhol’s Bad / Bad (1977)
Badlands (1974)
Beauty and the Beast (1946)
Bedtime for Bonzo (1951)
Behind the Green Door (1972)
Beyond the Valley of the Dolls (1970)
Billy Jack (1971)
Black Sunday (1960)
Brood, The (1979)
Burn! (1970)
Cage aux Folles, La (1979)
Caged Heat (1974)
Casablanca (1942)
Citizen Kane (1941)
Conqueror Worm, The / Witchfinder General, The (1968)
Dance, Girl, Dance (1940)
Deep End (1971)
Detour (1946)
Duck Soup (1933)
El Topo (1971)
Emmanuelle (1974)
Enter the Dragon (1973)
Eraserhead (1978)
Fantasia (1940)
Forbidden Planet (1956)
Force of Evil (1948)
42nd Street (1933)
Freaks (1932)
Girl Can’t Help It, The (1956)
Greetings (1968)
Gun Crazy / Deadly is the Female (1949)
Halloween (1978)
Hard Day’s Night, A (1964)
Harder They Come, The (1973)
Harold and Maude (1971)
Honeymoon Killers, The (1970)
House of Wax (1953)
I Married a Monster from Outer Space (1958)
I Walked With a Zombie (1943)
Invasion of the Body Snatchers (1956)
It’s a Gift (1934)
It’s a Wonderful Life (1946)
Jason and the Argonauts (1963)
Johnny Guitar (1954)
Killing, The (1956)
King Kong (1933)
King of Hearts (1967)
Kiss Me Deadly (1955)
Land of the Pharaohs (1955)
Laura (1944)
Little Shop of Horrors, The (1960)
Lola Montés / Sins of Lola Montés, The (1955) (1955)
Long Goodbye, The (1973)
Mad Max (1979)
Maltese Falcon, The (1941)
Man of the West (1958)
Night of the Living Dead (1968)
Nutty Professor, The (1963)
Once Upon a Time in the West (1969)
Out of the Past (1947)
Outrageous! (1977)
Pandora’s Box / Lulu (1929)
Peeping Tom (1960)
Performance (1970)
Petulia (1968)
Pink Flamingos (1973)
Plan 9 from Outer Space (1956)
Pretty Poison (1968)
Producers, The (1968)
Rain People, The (1969)
Rebel Without a Cause (1955)
Red Shoes, The (1948)
Reefer Madness / Tell Your Children / Burning Question, The / Dope Addict / Doped Youth / Love Madness (1936)
Rio Bravo (1959)
Rock ‘N Roll High School (1979)
Rocky Horror Picture Show, The (1975)
Scarlet Empress, The (1934)
Searchers, The (1956)
Shock Corridor (1963)
Shooting, The (1967)
Singin’ in the Rain (1952)
Sunset Boulevard (1950)
Sylvia Scarlett (1936)
Tall T, The (1957)
Targets (1968)
Tarzan and His Mate (1934)
Texas Chain Saw Massacre, The (1974)
Top Hat (1935)
Trash (1970)
Two For the Road (1967)
Two-Lane Blacktop (1971)
2001: A Space Odyssey (1968)
Up in Smoke (1978)
Vertigo (1958)
Warriors, The (1979)
Where’s Poppa? (1970)
Wild Bunch, The (1969)
Wizard of Oz, The (1939)

CULT MOVIES 2 (1983)

Altered States (1980)
American Friend, The (1977)
Barbarella (1968)
Basket Case (1982)
Beat the Devil (1954)
Bedazzled (1967)
Big Heat, The (1953)
Blood Feast (1963)
Blood Money (1933)
Boy and His Dog, A (1975)
Breathless (1960)
Bride of Frankenstein, The (1935)
Children of Paradise (1954)
Clockwork Orange, A (1971)
Cutter’s Way (1981)
Dark Star (1975)
Daughters of Darkness (1971)
First Nudie Musical, The (1976)
Godzilla, King of the Monsters (1956)
Great Texas Dynamite Chase, The (1977)
High School Confidential (1958)
His Girl Friday (1940)
Last Tango in Paris (1973)
Man Who Fell to Earth, The (1976)
Marnie (1964)
Massacre at Central High (1976)
Mommie Dearest (1981)
Monty Python and the Holy Grail (1974)
Morgan! / Morgan (A Suitable Case for Treatment) (1966)
Ms. 45 / Angel of Vengeance (1981)
My Darling Clementine (1946)
Night of the Demon / Curse of the Demon (1957)
Nightmare Alley (1947)
Parallax View, The (1974)
Phantom of the Paradise (1974)
Picnic at Hanging Rock (1975)
Pretty Baby (1978)
Quadrophenia (1979)
Salt of the Earth (1954)
Seventh Seal, The (1956)
Some Like it Hot (1959)
Sullivan’s Travels (1941)
Taxi Driver (1976)
To Be or Not To Be (1942)
Vanishing Point (1971)
White Heat (1949)
Wicker Man, The (1973)
Willy Wonka and the Chocolate Factory (1971)
Wuthering Heights (1939)
Zardoz (1974)


CULT MOVIES 3 (1988)

American Werewolf in London, An (1981)
Annie Hall (1977)
Black Cat, The (1934)
Blade Runner (1982)
Blue Velvet (1986)
Body Heat (1981)
Cabinet of Dr. Caligari, The (1920)
Café Flesh (1982)
Chilly Scenes of Winter (1982)
Choose Me (1984)
Diva (1982)
Dr. Strangelove or How I Learned to Stop Worrying and Love the Bomb (1964)
Easy Rider (1969)
Faster, Pussycat! Kill! Kill! (1966)
Five Million Years to Earth (1968)
Gentlemen Prefer Blondes (1953)
Glen or Glenda / I Led Two Lives / I Changed My Sex / He or She (1953)
Gods Must Be Crazy, The (1980)
Imitation of Life (1959)
In a Lonely Place (1950)
It’s a Mad, Mad, Mad, Mad World (1963)
Liquid Sky (1983)
Martin (1978)
Miracle on 34th Street (1947)
Monsieur Verdoux (1947)
Naked Kiss, The (1964)
Napoleon (1927)
New York, New York (1977)
Night of the Hunter (1955)
Now, Voyager (1942)
Olvidados, Los (1950)
On Her Majesty’s Secret Service (1969)
One-Eyed Jacks (1961)
Over the Edge (1979)
Psycho (1960)
Quiet Man, The (1952)
Ride the High Country (1962)
Road Warrior, The (1981)
Seconds (1966)
Sons of the Desert (1933)
Star is Born, A (1954)
Stunt Man, The (1980)
Terminator, The (1984)
That Hamilton Woman (1941)
Thief of Bagdad, The (1940)
Thing from Another World, The (1951)
Touch of Evil (1958)
Walkabout (1971)
Wanderers, The (1979)
Where the Boys Are (1960)

A la fin du premier volume paru en 1981, Peary, ne sachant pas encore s'il allait en publier un autre, ajouta une liste de titres de films cultes non mentionnés dans le premier volume. Certains de ces titres furent par la suite inclus dans les volumes 2 et 3, mais pas tous. Voici donc d'autres titres de films cultes dignes d'interêt (Les titres en caractere gras sont ceux que je recommande personnellement):

THE ADVENTURES OF ROBIN HOOD (1938), TOMMY (1975), IF (1968), PUTNEY SWOPE (1969), RAW MEAT (1973), IN THE REALM OF THE SENSES (1976), THE LAST WAVE (1977), RICHARD PRYOR LIVE IN CONCERT (1979), STARDUST (1975), PAYDAY (1973), JACKSON COUNTY JAIL (1976), CISKO PIKE (1972), MAD LOVE (1935), SWEET SWEETBACK BAADASSSSSS SONG (1971), GATES OF HEAVEN (1978), FRITZ THE CAT (1972), JOANNA (1968), GANJA AND HESS (??), RUDE BOY (1980), THE KILLING OF A CHINESE BOOKIE (1976), THE LAST WALTZ (1978), RETURN OF THE SECAUCUS SEVEN (1980), THE HIRED HAND (1971), COMMUNION/ALICE SWEET ALICE (1977), FELLINI SATYRICON (1970), THE 5000 FINGERS OF DR.T (1953), MAITRESSE (1976), FOXES (1980), DRIVE HE SAID (1972), OUT OF IT (1969), THE ATTACK OF THE GIANT LEECHES (??), ATTACK OF THE KILLER TOMATOES, SEXTETTE (1978), THE SILENT PARTNER (1978), HEAD (1968), RANCHO DELUXE (1975), WINTER KILLS (1979), UNDERGROUND USA (1980), THE POM POM GIRLS (1976), THE VELVET VAMPIRE (1971), MACON COUNTY LINE (1974), ALIEN (1979), THE DUELLISTS (1977), WRITTEN ON THE WIND (1956), THE TENANT (1976), POINT BLANK (1967).

Le dernier livre (CULT MOVIES 3) etant paru en 1988, Peary a publie plus tard sur l'Internet cette nouvelle liste de films ayant atteint le statut de films cultes :

Akira,
An Affair to Remember
L'Age D'Or
Airplane!
Algiers
All That Jazz
Alphaville
American Graffiti
Badlands
Belle de Jour
The Big Chill
Black Narcissus
Blazing Saddles
The Blob
Blood Simple
Blow-Up
The Blues Brothers
Bonnie and Clyde
Bound
Brazil
Caddyshack
Caligula
Carnival of Souls
Celine and Julie Go Boating
Chasing Amy
Chungking Express
Clerks
Crash (1996)
The Crow
The Day the Earth Stood Still
Death Watch
Deep Red
Deep Throat
Diner
Dirty Dancing
Dirty Harry
D.O.A.
Drugstore Cowboy
Ed Wood
The Enchanted Cottage
The Evil Dead
Exotica
A Face in the Crowd
Fast Times At Ridgemont High
Fellini Satyricon
Femme Fatale
La Femme Nikita
Field of Dreams
A Fistful of Dollars
Five Easy Pieces
The Fly
Foxy Brown
Friday the 13th
The Good, the Bad, and the Ugly
The Graduate
Grease
Heathers
Hellraiser
Henry & June
Henry: Portrait of a Serial Killer
Highlander
Hoop Dreams
The Kentucky Fried Movie
Kiss of Death
Koyaanisqatsi
The Last Seduction
Like Water For Chocolate
Local Hero
Lolita
Lord Love a Duck
Love and Human Remains
Mean Streets
Metropolis
Mildred Pierce
Nashville
National Lampoon's Animal House
Natural Born Killers
Nuightmare on Elm Street
9 1/2 Weeks
Old Yeller
Paths of Glory
The Piano
Pink Floyd - The Wall
The Postman
Psycho Sisters
Pulp Fiction
Putney Swope
Raising Arizona
The Rapture
Red Rock West
Repo Man
Repulsion
Reservoir Dogs
Risky Business
Safe
Salvador
Saturday Night Fever
Scarface
Scream
Seven
sex, lies, and videotape
Shack Out on 101
Shaft
The Shanghai Gesture
She's Gotta Have It
The Shining
Showgirls
Sid and Nancy
Slacker
Smoke
Somewhere in Time
Splendor in the Grass
The Stepfather
Supercop
The Sweet Smell of Success
Sweetie
Swingers
Tampopo
The Tarnished Angels
Thelma & Louise
Them!
The Thin Blue Line
The Third Man
This is Spinal Tap
The Toxic Avenger
Trainspotting
Trust
The Ubearable Lightness of Being
Underground
Videodrome
Viva Las Vegas
The Wedding Banquet
Whatever Happened to Baby Jane?
The Wild Angels
Winchester '73
Wings of Desire
Women on the Verge of a Nervous Breakdown
Woodstock
WR- Mysteries of the Organism
Zentropa

Friday, November 6, 2009

KISS ME DEADLY (1955)



Vous croyez que la Nouvelle Vague a débuté en France ? C’est certes le nom que l’on donna à ce regroupement de jeunes cinéastes français (Truffaut, Godard, Rohmer, etc.), ex-critiques de la revue Les Cahiers du Cinéma , qui donnerent un souffle nouveau au cinéma français du début des années 60, MAIS eux-mêmes avaient été influencés par l’audace d’une nouvelle génération de cinéastes américains indépendants qui, depuis quelques années, étaient déjà en train de révolutionner la façon de raconter une histoire. On pense à des réalisateurs comme Orson Welles, Nicholas Ray, Samuel Fuller et Robert Aldrich. Ce dernier réalisa en 1955 le classique film noir KISS ME DEADLY, inspiré du roman de Mickey Spillane.

Synopsis : Le détective Mike Hammer (Ralph Meeker) roule seul la nuit au volant de sa décapotable. Soudain, une femme vêtue d’un imperméable (Cloris Leachman) se jette devant sa voiture. Il la fait monter et, à bout de souffle, elle lui avoue qu’elle est poursuivie par de dangereux individus. Hammer la prend pour une cinglée, mais ils sont effectivement rattrapés par un groupe d’hommes qui les kidnappent et les torturent. Hammer en réchappe et commence alors sa propre enquête sur cette histoire aux ramifications insoupçonnables. Le récit, mené en quatrième vitesse, se termine dans une finale apocalyptique (voir extrait ci-dessous) aussi inattendue que spectaculaire !

Points forts : On peut très bien comprendre comment ce film a pu influencer les futurs cinéastes de la Nouvelle Vague (et, plus tard, Tarantino) : Aldrich s’amuse constamment à déjouer le spectateur en faisant éclater la plupart des conventions narratives Hollywoodiennes et ce, dès le générique d’ouverture, qui se déroule À L’ENVERS (!) tandis que l’on entend sur la trame sonore les halètements de Cloris Leachman à bout de souffle. Et ce n’est que le début ! L’intrigue est par la suite rondement menée et Aldrich innove a grands coups de plans sequences, de jump-cuts, de dialogues crus et en mettant en vedette un protagoniste incroyablement sadique et antipathique qui n’hésite pas à avoir recours à la violence gratuite pour obtenir ce qu’il veut (Il faut le voir prendre un plaisir sadique a fermer un tiroir sur les doigts du malheureux Dr Soberin !). Bizarrement, on s’attache quand même à lui, car les individus qu’il violente ne valent guère mieux que lui.


Anecdote : Pour des raisons obscures, le film avait fait l’objet de censure à l’époque et la fameuse scène finale avait été remontée pour la raccourcir un peu. Ainsi montée, la scène donne malheureusement l’impression que Hammer meurt dans l’explosion et offre au spectateur une finale extrêmement abrupte (La légende urbaine veut que c’est cette finale remontée que Godard aurait vue en Europe et que cette soudaine compression du temps lui aurait donné l’idée du «Jump Cut» dont il devint un fervent adepte !)Lire autres details ici

Voici la finale originale complète (Remarquez l’idée de la Boîte de Pandore, reprise par Tarantino dans PULP FICTION (i.e. La valise au contenu incandescent de Travolta !)



Et voici la version remontée (plus courte) :



Et la sequence d'ouverture :



Citation : Hammer a la femme qui se jette devant sa voiture :
" You almost wrecked my car ! Well, get in !"